De BEETZ Albert à BETTING Charles Joseph
BEETZ Albert 1924 Hamborn-am-Rhein (Allemagne)
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BELTZUNG Louis 1921
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BENDELE Jules 1924
BENDELE Pierre 1923
BENDER Albert 1907
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BENJAMIN Pierre 1923
BENMANN Albert 1923
BENNER Jean Jacques 1918
BENNETZ Gerard 1926
BENNI Alfred 1918
BENNI Raymond 1924
BENNINGER Joseph 1921
BENOIT Emile 1918
BENOIT Marcel 1908
BENOIT Marcel 1919
BENOIT René Louis 1917
BENTZ Albert 1913
BENTZ Alfred 1913
BENTZ Charles 1921
BENTZ Emile 1912
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BENTZ Georges 1921
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BENTZ Marcel 1925
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BENTZINGER Louis 1925
BENTZINGER Lucien 1914
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BENTZINGER René 1909
BENZ Jean Pierre 1923
BENZ Mathieu 1917
BERBACH Charles 1914
BERBACH François 1922
BERBACH Raymond 1925
BERBACH René 1921
BERBAUM Robert René Adolphe Strasbourg-Cronenbourg 1924
Berbaum Robert René Adolphe est né le 18 février 1924 à Strasbourg (Bas-Rhin), fils d’Adolphe René B. et d’Elisabeth Salomé née Ruhlmann. Célibataire, sa famille est domiciliée au 22, rue d’Ottrott à Strasbourg-Cronenbourg. Au moment de son incorporation, il est étudiant. Il disparait en Prusse orientale le 12 novembre 1944. Un jugement est rendu pour déclarer son décès par le procureur de la République ^près le Tribunal de première instance de Strasbourg en date du 6 mars 1958 et son acte de décès dressé par l’état civil de Strasbourg le 1er avril 1958. En 1949, puis à nouveau en 1954, sa mère, veuve, dépose la régularisation de l’état civil de Robert. Elle déclare qu’il a été incorporé de force dans l’armée allemande le 23 mars 1943 pour Koblenz, qu’il a écrit un seul courrier daté du 11 novembre 1944 et que depuis cette date il est porté disparu. En 1949, la mère porte le nom de Bauer. Elle écrit au service de recherches (sans date) un courrier, rappelant que son fils a été « incorporé de force » et elle pense alors qu’il est « sans doute » prisonnier en Russie. Elle précise que son fils a été enrolé de force dans la Flak à Koblenz. Après 15 jours, il est transféré avec d’autres camarades de la Flak à l’aviation. Il reste dans l’aviation jusqu’en septembre 1944, puis est versé dans l’infanterie. Sa lettre du 12 novembre 1944 indique qu’il est dans un camp d’instruction en Prusse occidentale. Elle indique que son fils n’a jamais fait partie d’une unité combattante. Elle indique plusieurs adresses sur le front « Feldpost ». 23.3.1943 FLak-Ersatz-Abteilung 39 à Koblenz-Niederberg – 6. Ausbildungsbatterie. début avril 1943 : Feldpostnummer L 00513D Lg.Pa. Paris. mi-avril 1943 L00513 L Lg.Pa. Paris. début juin 1943 L0059 H. 8 septembre 1943 il est à Giessen/Lahn. Le 9 décembre 1943 à Stolp-Reitz / Pommern. Le 14 février 1944 à Grossenhain / Sachsen. Le 19 mars 1944 à Nest bei Köslin. Le 30 mars 44 à nouveau à Grossenhain / Sachsen. Le 4 avril 1944 à Perleberg. Vers le20 septembre 44 Feldpostnummer 10945 F sans indication de lieu et sa dernière lettre du 12 novembre 1944 de Feldpostnummer 10945D sans indication de lieu. Une procédure de reconnaissance en mention « Mort pour la France » est introduite en 1949, sans doute sur demande de la mère. Dans le cadre de cette demande, une enquête est menée auprès de la Préfecture du Bas-Rhin. Le Préfet précise que Robert a bien été incorporé dans l’armée allemande, toutefois il n’emploie pas « de force ». Il précise d’ailleurs : « Je dois toutefois signaler que l’intéressé, fervent adepte du régime national-socialiste, a rempli dès 1940 les fonctions de chef des Jeunesses hitlériennes. Il est entré ensuite dans une formation paramilitaire de l’aviation et est devenu membre du parti. La Commission Départementale de Contrôle des Prisonniers, Déportés et Internés, saisie du cas de Robert, a émis, dans sa séance du 12 octobre 1949, un avis défavorable à la mention Mort pour la France que je ne puis qu’adopter en ce qui me concerne. » La mention Mort pour la France lui est refusée le 16 décembre 1949. Le point le plus important : la Feldpostnummer 10945 D identifie très précisément Robert, à la fin de son parcours connu, à la 3e compagnie du SS-Feldersatz-Bataillon 3 de la 3. SS-Panzer-Division « Totenkopf ». Ce n’est donc pas simplement un homme de « l’infanterie allemande » au sens générique.
Robert Berbaum a donc connu un parcours particulièrement complexe : jeune Alsacien incorporé de force dans l’armée allemande (selon le cadre légal), il passe de la Flak à la Luftwaffe, puis, à l’automne 1944, à une unité de remplacement de la Waffen-SS « Totenkopf ». Son histoire est encore compliquée par son engagement antérieur dans les structures nazies, attesté par l’enquête française de 1949.
Il ne serait donc pas juste de le présenter uniquement comme un « Malgré-Nous » victime du nazisme, pas plus qu’il ne serait juste de considérer que son engagement nazi antérieur rendait son incorporation militaire volontaire. Son parcours reflète au contraire toute la complexité de certaines trajectoires alsaciennes sous l’annexion nazie.
L’administration française a reconnu l’incorporation de force dans l’armée allemande, mais elle a refusé la qualification juridique ouvrant droit à la mention « Mort pour la France », en raison notamment de son profil politique tel qu’établi par l’enquête.
Christophe Woehrle 2026 ©
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