De BECKER Roger Joseph à BETTING Charles Joseph
BECKER Roger Joseph 1926 Petite-Rosselle (Moselle)
BECKER Roger Joseph est né le 28 mars 1926 à Petite-Rosselle (Moselle), fils de André B. et de Madeleine née Schmitt. Célibataire, Roger réside à Petite-Rosselle lorsqu’il est incorporé de force dans la Wehrmacht, le 15 mars 1944. Il intègre la 11. Kompanie du Grenadier-(Feldausbildungs-) Regiment 640, secteur postal 23575. Ses dernières nouvelles datent du 10 novembre 1944. Dans un courrier daté du 17 décembre 1944 adressé à la mère de Roger B., le lieutenant Krauter du secteur postal 64334B près de Kalvas au nord-ouest de la Lettonie annonce la disparition de Roger : Les Russes ont fait une grosse offensive en Courlande. Lors de ces durs combats les Russes ont obtenu une brèche dans nos lignes et une partie de mes hommes ont été dispersés. Parmi ceux-là se trouvait votre fils. Le 5 décembre 1949, le préfet de la Moselle certifie que Roger B. a été incorporé de force. Le 17 avril 1950, les recherches menées dans les archives de la Wehrmacht-Auskunftsstelle à Berlin apportent les renseignements suivants : Unité : 11/Grenadier (Feldausb) Regiment 640 Matricule : 7106-1-Marsch-KP-GE-U-A.B.203 Porté disparu le 12 novembre 1944 à Kalvas près d’Autz (Lettonie). Le 15 juin 1950, le Ministère des Anciens Combattants et Victimes de Guerre émet un acte de disparition. Le tribunal de Sarreguemines (Moselle) fixe son décès au 12 novembre 1944 à Kalvas près d’Autz (Lettonie) par un jugement déclaratif prononcé le 22 mai 1953. La même année, il obtient la mention Mort pour la France. Selon le Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge, Roger B. est porté disparu en Lettonie. Son nom figure dans le livre commémoratif de la nécropole allemande de Saldus (Lettonie), où reposent 23700 soldats. Il avait 18 ans.
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BECKER Théodore 1924 Longeville-lès-Saint-Avold (Moselle)
BECKER Théodore est né le 16 janvier 1944 à Longeville-lès-Saint-Avold (Moselle), fils de Jean B., ouvrier mineur et de Louise née Dräger. Célibataire, Théodore est mineur de profession et réside à Longeville-lès-Saint-Avold, lorsqu’il est incorporé de force dans la Wehrmacht, le 14 janvier 1943. Il intègre le 213ème Régiment d’Infanterie à Launy (Tchécoslovaquie), avant d’être envoyé en Russie, Théodore est muté dans une autre unité qui se trouve dans le secteur de Melitopol-Russie actuellement Ukraine (procès-verbal du 13 octobre 1954, de son camarade Nicolas Nimersken de Longeville-lès -Saint-Avold). Ses dernières nouvelles datent du 17 octobre 1943, secteur postal 02923E. Le 17 décembre 1943, une lettre du lieutenant de compagnie annonce la disparition du Grenadier Théodore B. depuis le 25 octobre 1943. Le 3 septembre 1947, le Ministère des Anciens Combattants et Victimes de Guerre émet un acte de disparition. Le 12 février 1955, le préfet de la Moselle certifie que Théodore B. a été incorporé de force. Le tribunal de Metz (Moselle) fixe son décès au 25 octobre 1943 en Russi par un jugement déclaratif prononcé le 4 février 1955. La même année, il obtient la mention Mort pour la France. Selon le Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge, Theodor B. est porté disparu depuis le 1er octobre 1943, secteur Akimowka/Eigeifeldsskaja/Fedorowka b. Melitopol/Militopol. Son nom figure dans le livre commémoratif de la nécropole allemande de Kharkiv (Ukraine) , où reposent 47993 soldats. Il avait 19 ans.
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BECKERICH Georges Auguste 1926 Sarreguemines (Moselle)
BECKERICH Georges Auguste est né le 1er novembre 1926 à Sarreguemines (Moselle), fils de Georges B., ouvrier de fabrique et d’Anne Marie née Hilpert. Célibataire, Georges exerce la profession de bourrelier-tapissier et réside à Guebenhouse (Moselle) lorsqu’il est incorporé de force dans le Reichsarbeitsdienst (R.A.D. Abteilung 3/285) le 10 juillet 1944, puis dans la Wehrmacht. Ses dernières nouvelles datent du 22 octobre 1944, de Tannfeld-Oberfranken (Allemagne). Un camarade, Robert Dross de Sarreguemines, l’a vu par deux fois en janvier 1945 à Augsbourg-Allemagne (procès-verbal du 14 mai 1952). Le 2 juin 1947, le Ministère des Anciens Combattants et Victimes de Guerre émet un acte de disparition. Les recherches menées dans les archives de la Wehrmacht-Auskunftsstelle à Berlin n’apportent aucun renseignement. Le 25 juin 1952, le préfet de la Moselle certifie que Georges B. a été incorporé de force. Le tribunal de Sarreguemines fixe son décès à courant février 1945 en Allemagne par un jugement déclaratif prononcé le 24 septembre 1952, transcrit sur les registres de l’Etat-Civil de Guebenhouse. La même année, il obtient la mention Mort pour la France. Il avait 18 ans.
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BECKMANN Georges René 1921 Schiltigheim (Bas-Rhin)
BECKMANN Georges René est né le 23 novembre 1921 à Schiltigheim (Bas-Rhin), fils de Herrmann Jules B.(décédé en 1950), et de Maria Jeanne née Schend. Célibataire, Georges exerce la profession d’ajusteur et réside à Schiltigheim lorsqu’il est incorporé de force dans la Wehrmacht, le 23 février 1944, au Panzer-Ersatz und Ausbildungs-Abteilung 10 stationné à Zinten (Allemagne), après quelques mois d’instruction il a été envoyé pour combattre sur le front russe secteur postal 27049G (Stab, 1.-5. u. Versorgungs-Kompanie Panzergrenadier-Bataillon 2109) au Danemark (de janvier 1944 à août 1944) puis en Hongrie dans le secteur de Budapest. Sa dernière lettre date du 31 décembre 1944, dans laquelle il disait que son unité se trouvait encerclée par les troupes russes (lettre de Jules B. du 6 septembre 1945 et procès-verbal du 4 février 1960 de la veuve Maria B.). Le 19 février 1948, le Ministère des Anciens Combattants et Victimes de Guerre émet un acte de disparition. Le 18 janvier 1951, le préfet du Bas-Rhin certifie que Georges B. a été incorporé de force. Le tribunal de Strasbourg (Bas-Rhin) fixe son décès au 31 décembre 1944 près de Budapest par un jugement déclaratif prononcé le 14 juin 1960. La même année, il obtient la mention Mort pour la France. Le 25 août 1966, les recherches menées dans les archives de la Wehrmacht-Auskunftsstelle à Berlin apportent les renseignements suivants : Unité 5. Kompanie Panzer-Grenadier-Regiment Feldherrnhalle, secteur postal 27049G. Tué au combat à Budapest entre les 6 et 11 février 1945, touché de plein fouet par les éclats d’une grenade (lance-grenades), inhumé à Budapest. Selon le Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge, l’Obergrenadier Georg Renatus B. est décédé entre le 6 janvier 1945 et le 11 janvier 1945 à Budapest. Lors des travaux de réinhumation dans son emplacement de sépulture d’origine, il ne put être formellement identifié, si bien qu’il fut enterré comme un « soldat inconnu » dans la nécropole allemande de Budaörs (Hongrie). Dernière tombe : Bloc 1 – Parmi les inconnus. Il avait 23 ans.
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BECKRICH Pierre Auguste 1922 Basse-Yutz (Moselle)
BECKRICH Pierre Auguste est né le 1er décembre 1922 à Basse-Yutz (Moselle), fils de Nicolas B., homme d’équipe et de Madeleine née Bischoff. Célibataire, Pierre exerce la profession de serrurier et réside à Gros-Réderching (Moselle) lorsqu’il est incorporé de force dans la Wehrmacht, le 8 octobre 1942 à Züllichau (act. Sulechów-Pologne). Ses dernières nouvelles datent du 22 juin 1944, à l’entête de Wolkowiak et cachet de la poste de Lorcha-Russie (procès-verbal de Madeleine veuve B.). Le 8 septembre 1953, le Ministère des Anciens Combattants et Victimes de Guerre émet un acte de disparition. Le 14 août 1953, les recherches menées dans les archives de la Wehrmacht-Auskunftsstelle à Berlin apportent les renseignements suivants : Matricule -592-St.Kp.I.E.B.(mot)29, Unité :1. Kompanie de l’Infanterie-Regiment 199, secteur postal 04311B. Le 2 avril 1949, le préfet de la Moselle certifie que Pierre B. a été incorporé de force. Le tribunal de Sarreguemines (Moselle) fixe son décès à courant juin 1944 à Orscha (Russie) par un jugement déclaratif prononcé le 6 octobre 1953, transcrit sur les registres d’Etat-Civil de la mairie de Gros-Réderching. La même année, il obtient la mention Mort pour la France. Selon le Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge, le Schütze Pierre B. est porté disparu depuis le 1er juillet 1943 secteur Orscha. Son nom figure dans le livre commémoratif de la nécropole allemande de Schatkowo (Biélorussie), où reposent 34172 soldats. Il avait 21 ans.
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BEDERSTORFER Alfred Henri 1926 Haut-Ham (Moselle)
BEDERSTORFER Alfred Henri est né le 24 janvier 1926 à Haute-Ham (Moselle), fils de Pierre B., cultivateur et d’Anna née Nennig. Célibataire, Alfred est cultivateur et réside à Volkrange (Moselle). En novembre 1943, il effectue le Reichsarbeitsdienst avant d’être incorporé de force dans la Wehrmacht, le 25 avril 1944. Ses dernières nouvelles datent du 23 août 1944 du Danemark, secteur postal 57709E. Le 12 mai 1947, le Ministère des Anciens Combattants et Victimes de Guerre émet un acte de disparition. Le 7 juillet 1952, les recherches menées dans les archives de la Wehrmacht-Auskunftsstelle à Berlin apportent les renseignements suivants : le secteur postal 57709 E correspond à la 8. Kompanie du Panzergrenadier-Regiment 42. Le 2 août 1952, le préfet de la Moselle certifie qu’Alfred B. a été incorporé de force. Le tribunal de Thionville (Moselle) fixe son décès au mois d’octobre 1944 au Danemark par un jugement déclaratif prononcé le 6 avril 1960, transcrit sur les registres d’Etat-Civil de la mairie de Volkrange. La même année, il obtient la mention Mort pour la France. Il avait 18 ans.
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BEDERSTORFER Marcel Pierre 1924 Basse-Ham (Moselle)
BEDERSTORFER Marcel Pierre est né le 25 octobre 1924 à Basse-Ham (Moselle), fils de Louis B., employé aux chemins de fer et d’Elisabeth née Sadeler. Célibataire, Marcel est agent SNCF à Kuntzig (Moselle) lorsqu’il est incorporé de force dans la Wehrmacht, le 16 février 1943. Son unité, secteur postal 06413B le signale disparu le 6 janvier 1944 aux environs de Shitomir au sud-ouest de la Russie (act. Jytomyr-Ukraine). Le 2 février 1948, le Ministère des Anciens Combattants et Victimes de Guerre émet un acte de disparition. Le 28 avril 1952, le préfet de la Moselle certifie que Marcel B. a été incorporé de force. Le tribunal de Thionville (Moselle) fixe son décès au 6 janvier 1944 à Shitomir (Russie) par un jugement déclaratif prononcé le 17 décembre 1952. La même année, il obtient la mention Mort pour la France. Selon le Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge, Marcel B. est porté disparu depuis le 1er janvier 1944, secteur Shitomir. Son nom figure dans le livre commémoratif de la nécropole allemande de Kyev, où reposent 34093 soldats. Il avait 19 ans.
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BEDEZ Jean Baptiste Emile 1924 Lapoutroie (Haut-Rhin)
BEDEZ Jean Baptiste Emile est né le 25 janvier 1924 à Lapoutroie (Haut-Rhin), fils de Constant B., cultivateur et de Marie Berthe née Miclo. Célibataire, Jean est cultivateur et réside à Lapoutroie (annexe la Gasse) lorsqu’il est incorporé de force dans la Wehrmacht, le 16 janvier 1943, secteur 15923B. « L’Ersatz-Bataillon Skijäger-Brigade 1. était stationné à Minsk (act. Biélorussie) jusqu’à la fin du mois de juin 1944. Le 2 juillet 1944, la compagnie a été affectée comme escorte à une batterie de canons d’assaut à Gorodok (au nord de Minsk). Les 3, 4 et 5 juillet 1944 ont suivi des combats de retraite à l’ouest le long de la route Gorodok – Saslawl – Rakow. Le 6 juillet 1944 au matin, le groupe de combat a été coupé de la route de retraite à environ 15 km au nord-ouest de Rakow. Vers 11 heures du matin, ils ont tenté une percée avec des canons d’assaut, mais celle-ci a été repoussée. Le canon a reçu un coup direct juste devant une petite localité. Peu de temps avant, B. se tenait encore derrière le canon. Après l’impact direct, le lieutenant a donné l’ordre de se replier. Une demi-heure plus tard, lors du rassemblement au point de départ, il manquait 6 hommes, parmi lesquels B. Au cours des heures de l’après-midi, une grande partie du groupe de combat a tout de même réussi à s’échapper de l’encerclement. D’après le bruit des combats, de violents affrontements ont eu lieu dans la poche l’après-midi. Ce qu’il est advenu de B. n’a pas pu être déterminé malgré des recherches » (témoignage de Hubert Langer de St-Pölten-Autriche daté du 8 août 1951). Dans une lettre adressée à la famille et datée du 22 octobre 1944, l’Oberfeldwebel Steffens du secteur postal 15923B annonce la disparition de Jean B. : le 25 juin 1944, Jean B. a été détaché auprès d’un groupe de combats qui a pris en charge la protection des voies ferrées sur la ligne Shodino-Smolewitschi et qui a été engagé plus tard près d’Orscha-Borissow.Le 8 novembre 1946, le Ministère des Anciens Combattants et Victimes de Guerre émet un acte de disparition.Le 4 juillet 1953, le préfet du Haut-Rhin certifie que Jean B. a été incorporé de force.Le tribunal de Colmar fixe son décès au 25 juin 1944 près d’Orscha (Russie) par un jugement déclaratif prononcé le 6 août 1953.La même année, il obtient la mention Mort pour la France. Il avait 20 ans.
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BEDEZ Jean Paul 1908 Lièpvre (Haut-Rhin)
BEDEZ Jean-Paul est né le 21 juin 1908 à Lièpvre (Haut-Rhin), fils de Victor Emile B., cultivateur (décédé en 1919) et de Marie Claire née Marchand. Le 30 janvier 1942 à Lièpvre, il épouse Jeanne Petitdemange. Le couple a un enfant et réside à Lièpvre où Jean exerce la profession de tisserand lorsqu’il est incorporé de force dans la SS, le 27 avril 1944. Stationné en Hongrie, il est parti pour la Pologne en juillet 1944. Dans une lettre datée du 14 septembre 1944, l’Untersturmführer Hermann Presser du secteur postal 23331C annonce la disparition du Grenadier SS Jean B., et le présume décédé, le 25 juillet 1944 à Benkowzie en Galicie-Pologne. Le 21 avril 1947, le Ministère des Anciens Combattants et Victimes de Guerre émet un acte de disparition. Le tribunal de Colmar fixe son décès au 25 juillet 1944 aux environs de Benkowsie en Galicie par un jugement déclaratif prononcé le 13 janvier 1947. En 1948, il obtient la mention Mort pour la France. Le 30 juillet 1999, l’Ambassade de France à Berlin transmet un acte décès établi le 6 juillet 1999 par le 1er bureau d’Etat-Civil de Berlin : de nouvelles informations russes transmises à la Wehrmachtsauskunftstelle (WASt) précisent que Jean Paul B. est décédé le 15 octobre 1944 dans la région de Nikolajew, Ukraine-URSS, où il fut inhumé. Selon le Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge, Paul B. est porté disparu depuis le 15 octobre 1944 secteur Nikolajew-Ukraine. Son nom figure dans le livre commémoratif de la nécropole allemande de Kropyvnytskyi-Ukraine, où reposent plus de 22000 soldats. Il avait 36 ans.
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BEDEZ Jules Antoine 1922 Orbey (Haut-Rhin)
BEDEZ Jules Antoine est né le 27 janvier 1922 à Orbey (Haut-Rhin), fils de Jules Eugène B., employé de fabrique et de Marie Séraphine née Petitgenay. Célibataire, Jules exerce la profession de serrurier et réside à Orbey lorsqu’il est incorporé de force dans la Wehrmacht, le 16 janvier 1943. Il intègre la 10. Kompanie du Jäger-Regiment 637, son matricule est 2560-St.Kp. E.B.II/486. Ses dernières nouvelles datent de début septembre 1944. Dans une lettre adressée aux parents de Jules B. et datée du 15 juillet 1946, son camarade Marcel Klein de Kalhouse (Kalhausen-Moselle) explique qu’il se trouvait avec son ami Jules depuis leur départ de Sankt Pölten (Autriche) jusqu’en Grèce. Au mois d’août 1944, ils ont quitté Nauplia jusqu’à Corinthe, de là ils ont pris la mer. Après le débarquement ils sont passés par la montagne où ils ont été attaqués plusieurs fois. Le 20 septembre 1944, ils ont atteint le village de Domokos, où Jules a probablement écrit sa dernière lettre. Le 24 septembre 1944, ils ont été embarqués dans des trains pour Belgrad (Yougoslavie), Jules l’a précédé de quelques heures. Marcel a appris par le seul officier qui a réussi à s’échapper du convoi de Jules, qu’arrivés à Belgrad, le convoi a été encerclé par les Russes et les troupes du Maréchal Tito. La plus grande partie des soldats a été fait prisonniers, un camarade du village de Marcel faisait aussi partie de ce convoi et sa famille est restée sans nouvelles, elle aussi. Le 14 janvier 1950, le Ministère des Anciens Combattants et Victimes de Guerre émet un acte de disparition. Le 7 avril 1950, le préfet du Haut-Rhin certifie que Jules B. a été incorporé de force. Le tribunal de Colmar (Haut-Rhin) fixe son décès au 26 septembre 1944 à Belgrad (Yougoslavie) par un jugement déclaratif prononcé le 16 février 1960.La même année, il obtient la mention Mort pour la France, accordée en 1950.Selon le Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge, Jules B. est porté disparu depuis le 16 octobre 1944 à Belgrad. Il avait 22 ans.
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BEETZ Albert 1924 Hamborn-am-Rhein (Allemagne)
BEETZ Albert est né le 28 avril 1924 à Hamborn-am-Rhein (Allemagne), fils d’Albert Jean B. et de Caroline née Damm. Albert Jean B. et Caroline B. sont nés à Wissembourg (Bas-Rhin) en 1887 et 1888 et s’y sont mariés en 1912. Albert Jean B. est de nationalité allemande par ascendance, Caroline B. est de nationalité française par réintégration de plein droit, leur fils Albert B. est de nationalité allemande. En 1929, Caroline B. (veuve) et son fils Albert s’installent à Wissembourg. De retour de l’évacuation de Haute-Vienne en 1940 et souhaitant se soustraire à son incorporation au Reichsarbeitsdienst (RAD), Albert fuit Wissembourg en compagnie de son camarade Antoine Streibig ou Streibich pour se rendre en territoire non occupé (Suisse ou France). Mais ils sont interceptés près de la frontière. Albert B. aurait été interné au camp de sûreté de Vorbruck-Schirmeck d’octobre 1941 au 1er novembre 1942. Le 20 octobre 1942, la Gestapo de Stuttgart (Allemagne) émet un certificat de libération de l’Alsacien Albert B. qui est, sur ordre du commandant de la Sicherheitspolizei et du Sicherheitsdienst, après consultation et avec l’accord du chef de l’administration civile à Strasbourg, libéré de sa Sicherungshaft (détention de sûreté) avec effet au 31 octobre 1942. A son retour à Wissembourg, Albert est incorporé d’office dans le RAD puis la Wehrmacht. Son commandant de compagnie, secteur postal 29642, signale sa disparition le 29 août 1944 en Russie, par une lettre datée du 5 octobre 1944 (Enquête du service des Renseignements Généraux de Wissembourg datée du 9 octobre 1956 et témoignage de Caroline B. du 19 juillet 1960). La mairie de Wissembourg demande l’acte de disparition d’Albert B. au Ministère des Anciens Combattants et Victimes de Guerre qui dans sa réponse du 12 août 1955, explique qu’ils n’ont émis qu’un avis de disparition au nom de cet ex-militaire : étant de nationalité allemande, la régularisation de l’Etat-Civil des Etrangers décédés ou disparus hors du territoire français ne relève pas de l’autorité de la France. Le 8 novembre 1956, la demande présentée au titre de pension militaire d’invalidité et de victimes de guerre par Caroline B. est rejetée : la requérante ne peut se réclamer d’aucune des dispositions de la législation française étant donné que l’ex-soldat Albert B. était de nationalité allemande et sa disparition est imputable au service accompli dans l’armée allemande. Le 12 juillet 1956, Caroline B. entame une procédure d’attribution du titre de Déporté Politique pour son fils disparu. Le 3 août 1960, le Directeur Interdépartemental du Ministère des Anciens Combattants et Victimes de Guerre contacte la maison d’arrêt de Strasbourg afin d’obtenir une attestation d’incarcération d’Albert B. pour la période d’octobre ou novembre 1941 mais Albert B. ne figure pas sur les registres de contrôle de l’établissement. Le 8 juin 1962, pour l’attribution du titre de Déporté Politique, la Commission Départementale du Ministère des Anciens Combattants du Bas-Rhin donne un avis favorable ainsi que le Directeur Interdépartemental de Strasbourg. Le 27 novembre 1962, la Commission Nationale donne un avis défavorable. Le Ministre des Anciens Combattants rejette la demande. Le 23 avril 1963, le Ministère des Anciens Combattants et Victimes de Guerre envoie la décision portant rejet de la demande d’attribution du titre de Déporté Politique. Vu l’avis de la Commission Nationale des déportés et internés politiques, l’attribution du titre est rejetée : Albert B. est non ressortissant du statut. De nationalité allemande, il a été arrêté par les autorités de son pays d’origine pour avoir voulu se soustraire à l’incorporation de force. Ce courrier est retourné à l’envoyeur par les services postaux : Caroline B. est décédée le 7 octobre 1960 à Wissembourg. Selon le Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge, Albert B. est porté disparu depuis le 1er août 1944 à Konski-Galicie. Son nom figure dans le livre commémoratif de la nécropole allemande de Potelytsch-Ukraine. Il avait 20 ans.
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BEH Antoine François 1910 Strasbourg (Bas-Rhin)
BEH Antoine François est né le 30 septembre 1910 à Strasbourg (Bas-Rhin), fils de François Alfred B., jardinier et de Marie Elisabeth née Andres. Le 16 mai 1942, il épouse Catherine Pütz à Düsseldorf-Nord (Allemagne). Le couple a 1 enfant et Antoine exerce la profession de mécanicien lorsqu’il est incorporé de force dans la Wehrmacht, en avril 1943. Son unité le signale disparu le 21 janvier 1944 au cours des combats de Dubyadi (Front de l’Est). Le 15 décembre 1947, le Ministère des Anciens Combattants et Victimes de Guerre émet un acte de disparition. Le 18 mars 1949, le préfet du Bas-Rhin certifie qu’Antoine B. a été incorporé de force. Le tribunal de Strasbourg fixe son décès au 21 janvier 1944 à Dubyadi (URSS) par un jugement déclaratif prononcé le 6 juillet 1949. La même année, il obtient la mention Mort pour la France. Il avait 33 ans.
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BEHE Auguste 1922
BEHE Joseph 1910
BEHLKE François 1920
BEHR Antoine 1925
BEHR Ernest 1926
BEHR Lucien 1909
BEHR Victor 1912
BEHRA Aloise 1917
BEHRA André 1926
BEHRA Auguste 1924
BEHRA Fernand 1919
BEHRA François 1925
BEHRA Gérard 1925
BEHRA Justin 1914
BEHRA Marc 1909
BEHRA Marcel 1915
BEHRA Marcel 1922
BEHREND Jean 1926
BEICK Charles 1925
BEILL Alphonse 1927
BEILL Joseph 1924
BEIN Auguste 1921
BEINER René 1920
BEINING François 1924
BELDICO Jean 1921
BELIN Georges 1926
BELLER Edgard 1922
BELLER Paul 1923
BELLICAM André 1920
BELLICAM Eugène 1924
BELLY Germain 1923
BELT Jean Jacques 1919
BELTZ Emile François 1912
BELTZUNG Alphonse 1923
BELTZUNG Edouard 1924
BELTZUNG Eugène 1908
BELTZUNG Eugène 1922
BELTZUNG Louis 1903
BELTZUNG Louis 1921
BEMER Fernand 1923
BENDELE Eugène 1908
BENDELE Joseph 1924
BENDELE Jules 1924
BENDELE Pierre 1923
BENDER Albert 1907
BENDER Louis 1910
BENDER Rodolphe 1925
BENJAMIN Pierre 1923
BENMANN Albert 1923
BENNER Jean Jacques 1918
BENNETZ Gerard 1926
BENNI Alfred 1918
BENNI Raymond 1924
BENNINGER Joseph 1921
BENOIT Emile 1918
BENOIT Marcel 1908
BENOIT Marcel 1919
BENOIT René Louis 1917
BENTZ Albert 1913
BENTZ Alfred 1913
BENTZ Charles 1921
BENTZ Emile 1912
BENTZ Ernest 1921
BENTZ Georges 1921
BENTZ Marcel 1911
BENTZ Marcel 1925
BENTZ René 1921
BENTZINGER André 1908
BENTZINGER Camille 1919
BENTZINGER Louis 1925
BENTZINGER Lucien 1914
BENTZINGER Paul 1923
BENTZINGER René 1909
BENZ Jean Pierre 1923
BENZ Mathieu 1917
BERBACH Charles 1914
BERBACH François 1922
BERBACH Raymond 1925
BERBACH René 1921
BERBAUM Robert René Adolphe Strasbourg-Cronenbourg 1924
Berbaum Robert René Adolphe est né le 18 février 1924 à Strasbourg (Bas-Rhin), fils d’Adolphe René B. et d’Elisabeth Salomé née Ruhlmann. Célibataire, sa famille est domiciliée au 22, rue d’Ottrott à Strasbourg-Cronenbourg. Au moment de son incorporation, il est étudiant. Il disparait en Prusse orientale le 12 novembre 1944. Un jugement est rendu pour déclarer son décès par le procureur de la République ^près le Tribunal de première instance de Strasbourg en date du 6 mars 1958 et son acte de décès dressé par l’état civil de Strasbourg le 1er avril 1958. En 1949, puis à nouveau en 1954, sa mère, veuve, dépose la régularisation de l’état civil de Robert. Elle déclare qu’il a été incorporé de force dans l’armée allemande le 23 mars 1943 pour Koblenz, qu’il a écrit un seul courrier daté du 11 novembre 1944 et que depuis cette date il est porté disparu. En 1949, la mère porte le nom de Bauer. Elle écrit au service de recherches (sans date) un courrier, rappelant que son fils a été « incorporé de force » et elle pense alors qu’il est « sans doute » prisonnier en Russie. Elle précise que son fils a été enrolé de force dans la Flak à Koblenz. Après 15 jours, il est transféré avec d’autres camarades de la Flak à l’aviation. Il reste dans l’aviation jusqu’en septembre 1944, puis est versé dans l’infanterie. Sa lettre du 12 novembre 1944 indique qu’il est dans un camp d’instruction en Prusse occidentale. Elle indique que son fils n’a jamais fait partie d’une unité combattante. Elle indique plusieurs adresses sur le front « Feldpost ». 23.3.1943 FLak-Ersatz-Abteilung 39 à Koblenz-Niederberg – 6. Ausbildungsbatterie. début avril 1943 : Feldpostnummer L 00513D Lg.Pa. Paris. mi-avril 1943 L00513 L Lg.Pa. Paris. début juin 1943 L0059 H. 8 septembre 1943 il est à Giessen/Lahn. Le 9 décembre 1943 à Stolp-Reitz / Pommern. Le 14 février 1944 à Grossenhain / Sachsen. Le 19 mars 1944 à Nest bei Köslin. Le 30 mars 44 à nouveau à Grossenhain / Sachsen. Le 4 avril 1944 à Perleberg. Vers le20 septembre 44 Feldpostnummer 10945 F sans indication de lieu et sa dernière lettre du 12 novembre 1944 de Feldpostnummer 10945D sans indication de lieu. Une procédure de reconnaissance en mention « Mort pour la France » est introduite en 1949, sans doute sur demande de la mère. Dans le cadre de cette demande, une enquête est menée auprès de la Préfecture du Bas-Rhin. Le Préfet précise que Robert a bien été incorporé dans l’armée allemande, toutefois il n’emploie pas « de force ». Il précise d’ailleurs : « Je dois toutefois signaler que l’intéressé, fervent adepte du régime national-socialiste, a rempli dès 1940 les fonctions de chef des Jeunesses hitlériennes. Il est entré ensuite dans une formation paramilitaire de l’aviation et est devenu membre du parti. La Commission Départementale de Contrôle des Prisonniers, Déportés et Internés, saisie du cas de Robert, a émis, dans sa séance du 12 octobre 1949, un avis défavorable à la mention Mort pour la France que je ne puis qu’adopter en ce qui me concerne. » La mention Mort pour la France lui est refusée le 16 décembre 1949. Le point le plus important : la Feldpostnummer 10945 D identifie très précisément Robert, à la fin de son parcours connu, à la 3e compagnie du SS-Feldersatz-Bataillon 3 de la 3. SS-Panzer-Division « Totenkopf ». Ce n’est donc pas simplement un homme de « l’infanterie allemande » au sens générique.
Robert Berbaum a donc connu un parcours particulièrement complexe : jeune Alsacien incorporé de force dans l’armée allemande (selon le cadre légal), il passe de la Flak à la Luftwaffe, puis, à l’automne 1944, à une unité de remplacement de la Waffen-SS « Totenkopf ». Son histoire est encore compliquée par son engagement antérieur dans les structures nazies, attesté par l’enquête française de 1949.
Il ne serait donc pas juste de le présenter uniquement comme un « Malgré-Nous » victime du nazisme, pas plus qu’il ne serait juste de considérer que son engagement nazi antérieur rendait son incorporation militaire volontaire. Son parcours reflète au contraire toute la complexité de certaines trajectoires alsaciennes sous l’annexion nazie.
L’administration française a reconnu l’incorporation de force dans l’armée allemande, mais elle a refusé la qualification juridique ouvrant droit à la mention « Mort pour la France », en raison notamment de son profil politique tel qu’établi par l’enquête.
Christophe Woehrle 2026 ©
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