Destins des « Disparus du Bas-Rhin »

En avril 1948, l’association des Déserteurs, Evadés et Incorporés de force publie son recueil photographique des disparus du Bas-Rhin – victimes de la conscription allemande de 1942 à 1945. Des noms et des visages d’Alsaciens publiés dont on cherchait à savoir s’ils étaient encore vivants … 80 ans après que sait-on de leur destin ?

Sources : A.D.E.I.F 1948 © – DAVCC © – Volksbund ©

Collection personnelle Christophe Woehrle (c)
Collection personnelle Christophe Woehrle (c)
  • ABERT Georges 1925 Haguenau

ABERT Georges né le 21 juillet 1925 à Haguenau, fils d’Albert Abert, ouvrier des mines et de Salomé Stell. Il est domicilié à Soultz-Sous-Forêts (Bas-Rhin) au 38, rue Frohnacker. Le 24 mai 1946 son père écrit au Ministre des Prisonniers de Guerre en indiquant qu’il « attend toujours désespérément son fils » et qu’il aurait été déplacé vers Bregenz en Autriche. Un courrier du front est arrivé dans la famille le 25 avril 1944. Ce dernier annonce la disparition du grenadier Georg Albert le 24 mars 1944 lors des combats d’Iwanowzy à 35 kms à l’est de Tarnopol. Le rédacteur précise qu’il a pu être tué ou fait prisonnier par les Russes. Ce sont les dernières nouvelles reçues de Georges Abert. Un jugement de 1960 fixe la date de son décès au jour de la disparition à Iwanowzy en Russie – La mention Mort pour la France lui est attribuée en 1949. Ternopil, est actuellement en Ukraine et la ville Iwanowzy n’est pas identifiée. Les indications permettent d’identifier la commune d’Ivanivka située à 40 kilomètres au sud-est. La tombe de Georges Abert n’a jamais pu être identifiée et son corps n’a jamais été retrouvé. Il avait 19 ans

ABERT Georges 1925-1944
  • ABT Emile 1914 Haguenau

ABT Emile est né le 25 août 1914 à Haguenau (Bas-Rhin), fils d’Emile Abt mécanicien et d’Elisabeth Maria Feinthel. Il épouse à Wissembourg, en 1938, Anne Cécile Rennie et réside à Diebolsheim (Bas-Rhin) à l’école municipale où il exerce la fonction d’instituteur public. Il est incorporé de force et son niveau d’étude lui confère le grade de caporal. En 1946, son épouse déclare être informée du décès de son mari depuis 1944 et que la date communiquée par les autorités militaires allemandes est fixée au 25 juillet 1944 en Russie. Heinrich Fonk d’Hernberg en Forêt-Noire témoigne en 1951 qu’il était l’ami d’Emile et qu’en tant que sanitaire du régiment, il a assisté au décès d’Emile, tué d’une balle dans la tête. Il déclare « lui avoir fermé les yeux et recueilli ses dernières paroles, avant de lui retirer sa plaque matricule remise à son officier ». Son décès est fixé au 25 juillet 1944 à Brunīši en Lettonie. En 1950, lui est attribuée la mention Mort pour la France. Sa tombe n’a pas été recensée à ce jour, toutefois le Kriegsgräberfürsorge indique que sa tombe se trouverait à Bobrownik / Petschory – Russland et devrait être réinhumé au cimetière militaire allemand de Sebesh en Russie, proche de la Lettonie. Il était âgé de 29 ans.

ABT Emile 1914-1944
  • ACKER Albert Jacques 1923 Engenthal

ACKER Albert est né le 14 novembre 1923 à Engenthal (Bas-Rhin), fils d’Albert Acker et de Marie née Schmitt. Maçon, il est incorporé de force dans l’armée allemande. Envoyé sur le front russe, sa disparition est constatée au 25 août 1943, mais son décès est fixé par jugement au mois d’août 1943 sur le front ouest de Charkow en Russie. Une note de l’Oberkommando de la Wehrmacht indique qu’il a disparu au nord de Schewtschen-Koff le 25 août 1943 et que les dernières nouvelles du disparu datent du 24 août 1943. Un camarade de régiment, survivant et rentré, témoigne au père d’Albert, que son fils a déserté et s’est rendu chez les Russes à Schwetschenkoff à l’ouest de Charkow en Russie et que depuis il est resté sans nouvelles de son camarade. Il obtient la mention Mort pour la France le 20 octobre 1953. Le nom d’Albert Acker figure sur la liste du cimetière de Kharkiv en Ukraine et repose parmi les 47993 soldats allemands enterrés au carré militaire allemand. Il avait 19 ans.

ACKER Albert 1923-1943
  • ACKER Jean Jérôme 1921 Batzendorf

ACKER Jean est né le 17 décembre 1921 à Batzendorf (Bas-Rhin), fils d’Alphonse Acker, cultivateur et de Mathilde Heitz. Boulanger, il est incorporé de force dans l’armée allemande. Il est caporal au Grenadier Regiment 309 dans la 11e compagnie. Il est légèrement blessé par balle à la cuisse le 28 mars 1944 à Loschkowzy (Loshkivtsi – Ukraine) et transféré dans un parc sanitaire. En juillet 1944, il bénéficie d’une permission et rentre à Batzendorf. Il retourne au front et ne donne plus de nouvelles à partir d’octobre 1944. Son décès est fixé au 30 octobre 1944 sur le front de l’est par un jugement du tribunal de Strasbourg en 1960. Il obtient la mention Mort pour la France en 1949. Le livre des disparus indique qu’il est né le 17 octobre 1921 et qu’il appartient à la Marsch.Komp.492 avec comme dernière affectation Lansdsberg. On trouve la tombe de Hans Acker né le 17.10.1921 tué à Landsberg an der Warthe et inhumé au cimetière de Stare Czarnowo en Pologne parmi 26715 soldats allemands enterrés. Il avait 23 ans.

ACKER Jean 1921-1944
  • ACKER Jérôme Joseph 1913 Batzendorf

ACKER Jérôme Joseph est né le 21 avril 1913 à Batzendorf (Bas-Rhin), fils d’Alphonse Acker, cultivateur et de Marie Mathilde née Heitz. De la classe 1933, il est incorporé de force le 8 février 1944 au centre de recrutement d’Haguenau et intégré dans un régiment de SS/Panzer comme grenadier. La dernière lettre qu’il envoie à sa famille date du 1er septembre 1944. Un courrier de la Croix-Rouge bavaroise informe la famille du décès de Joseph le 24 décembre 1944 à 10 kilomètres au nord-ouest de la commune de Fraiture en Belgique. Son corps, toujours selon ce rapport, n’a pas pu être enseveli à cause de la violence de feu de l’artillerie ennemie. Joseph a succombé à des blessures à la tête, il avait 31 ans. En 1955, il obtient la mention Mort pour la France. Fraiture est un village de la commune belge de Vielsalm située en région wallonne dans la province de Luxembourg. Lorsque la nécropole de Lommel en Belgique est érigée en 1950, 13 000 soldats inconnus sont inhumés parmi les 39.111 soldats allemands qui y reposent. Depuis, 7 000 soldats ont pu être identifiés, dont Joseph (Jérôme) Acker.

Notons que Jérôme Joseph est le frère aîné de Jean Jérôme également porté disparu (voir notice ci-dessus)

ACKER Jérôme Joseph 1913-1944
  • ACKER Joseph 1920 Pfaffenhoffen

ACKER Joseph est né le 5 avril 1920 à Pfaffenhoffen (Bas-Rhin), fils de Jérôme Acker, garde-barrière et de Thérèse Cécile née Weber. De la classe 1940, il est incorporé de force le 13 janvier 1943 au centre de recrutement de Saverne, matricule 1766. Les autorités allemandes déclarent sa disparition le 8 septembre 1944 lors des combats du 20 juillet 1944 près de Geinri en Lettonie. Après la guerre, le 12 mai 1945 alors qu’il est au camp de Windau en Lettonie, un certain Peter Pusacker de Merten près de Bonn déclare y avoir vu Joseph Acker. La mère de Joseph s’accroche désespérément à cet espoir et demande l’appui du ministre Pflimlin. Malgré tous ses efforts, l’acte de décès de Joseph est dressé par un jugement du tribunal et fixe son décès au jour de sa disparition. En 1953, il obtient la mention « Mort pour la France ». Le nom de Joseph Acker est inscrit dans le livre du souvenir de la nécropole allemande de Saldus (Frauenburg) en Lettonie. La commune de Geinri n’a pas pu être identifiée. La nécropole de Saldus représente le plus grand cimetière allemand que l’on peut trouver dans les pays baltes et 23.451 soldats allemands y reposent. De nombreux disparus ont été portés sur les listes, portant à près de 30.000 les noms de soldats allemands consignés. La plupart sont morts dans les combats de la poche de Kurland (Courlande) du 1er septembre 1943 au 31 décembre 1944. Joseph avait 24 ans.

ACKER Joseph 1920-1944
  • ACKER René 1923 Haguenau

ACKER René est né le 27 septembre 1923 à Haguenau (Bas-Rhin), fils de Joseph Acker, ouvrier d’usine et de Cécile née Kasper – déclaré décédé à Darjewo-Alexandrowke (Russie) le 12 mars 1944. Un courrier du 14 mai 1944 de son chef de compagnie atteste que le grenadier René Acker a disparu lors des combats aytour de Nikolajev orès du village de Darjewo-Alewandrowka. Ce 12 mars 1944, alors que la compagnie était stationnée dans ce village, les Russes ont mené une attaque sur les abords du village et a été contrainte au retrait. C’est lors de ce retrait de quatre kilomètres des positions avancées que René Acker a perdu le contact avec son unité et n’a plus reparu. La nécropole allemande de Sologubowka située à 70 kilomètres au sue-est de Saint-Pétersbourg où reposent 56416 soldats allemands mentionne le nom de René Acker né le 27 septembre 1923, sans autres indications. Le 9 juillet 1953, lui est accordée la mention Mort pour la France. René avait 20 ans.

ACKER René 1923-1944
  • ACKER Robert Philippe 1925 Bischwiller

ACKER Robert Phililppe est né le 23 juillet 1925 à Bischwiller (Bas-Rhin), fils de Jean Philippe Acker, ouvrier et de Frieda Caroline née Rhömhild – incorporé de force dans la Wehrmacht le 9 octobre 1943 et intégré au 1er Régiment de Panzer-Kampfwagen. Vers la fin de la guerre, face à l’avancée des alliés, il est affecté à la défense de Berlin, dans la région de Wünsdorf au sud de la capitale. Les dernières nouvelles reçues par la famille datent de novembre 1944. Un témoin raconte à la famille avoir vu Robert Philippe vivant à Wünsdorf aux alentours du 18 avril 1945 et comme souvent, il témoigne qu’il a été fait prisonnier par les Russes, laissant la famille dans l’espoir d’une libération et d’un retour. Après la guerre, on retrouve son livret militaire dans les décombres de la ville de Schöneiche. Le 18 avril 1947, un acte de disparition est établi. Ce n’est qu’en 1957 que l’on découvre la tombe de Robert Philippe Acker dans le cimetière de Schöneiche et que la famille est avisée qu’un acte de décès est établi par l’état-civil de la commune dès le 28 mai 1957. La mention Mort pour la France lui avait été attribuée un an plus tôt. Robert Philippe avait 19 ans.

ACKER Robert Philippe 1925-1945
  • ACKERMANN Constant Joseph 1915 Lipsheim

ACKERMANN Constant Joseph est né le 28 juin 1915 à Lipsheim (Bas-Rhin), fils de Joseph Ackermann, monteur et de Marie née Obach. Instituteur, il est incorporé de force dans l’armée allemande le 22 juin 1943 à Hochhausen am Neckar et rejoint le 26 avril 1944 le Grenadier Regiment 535 où il atteint le grade de caporal. En août 1944, son unité se trouve dans la région de Kischinev (Chișinău), actuelle capitale de la Moldavie, à l’époque en Bessarabie. Les dernière nouvelles données par Constant Joseph datent du 16 août 1944, date retenue lors de l’établissement de son acte de disparition le 30 juin 1953 près de Tiraspol.
Comme souvent, malheureusement, un témoignage d’un Belge, Raymond Van Hoecke, informe son père que Constant Joseph se trouvait au camp n°2 d’Odessa puis aurait été déporté vers les mines du Donbass. Dès lors, la famille va s’accrocher à cet espoir et remuer ciel et terre pour retrouver le disparu. La Croix Rouge française et soviétique entreprennent des recherches jusqu’en 1950 sans succès. Une liste établie le 8 septembre 1956 remise à par l’URSS à la Croix Rouge indique que Constant Joseph Ackermann ne s’est pas trouvé sur le territoire de l’URSS après la guerre. Le Ministère des Anciens Combattants veut alors faire établir l’acte de décès de Constant Joseph, mais la famille refuse et s’obstine à continuer les recherches.
Après le décès des deux parents, la sœur de Constant Joseph écrit en 1985 à François Mitterrand que « ses parents sont décédés emportant dans la tombe le désespoir et l’angoisse de ne plus revoir leur unique fils qu’ils attendaient jusqu’à leur dernier soupir« . Elle prie instamment le Président de la République de faire pression sur Gorbatchev » afin de permettre à mon frère aussi bien à tous les autres malheureux et innocents de regagner leur patrie. Au nom de tous les Français qui sont toujours retenus en U.R.S.S. depuis 40 ans. Les remerciements de sa sœur vous parviennent qui pleure depuis si longtemps son unique frère si cher à son cœur.« 
Une nouvelle enquête est alors diligentée par le Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la Défense, chargé des Anciens Combattants. Cette enquête mène aux mêmes conclusions de 1956 et vient mettre un terme à l’espoir de sa sœur. Toutefois, aucun acte de décès n’est dressé et Constant Joseph ne peut se voir attribuer la mention « Mort pour la France » à laquelle il peut prétendre, comme toutes les victimes de l’incorporation de force. Les démarches sont en cours pour rétablir administrativement sa mémoire. Constant Joseph Ackermann avait 29 ans.

ACKERMANN Constant Joseph
1915-1944
  • ACKERMANN Henri Albert 1916 Schillersdorf (Bas-Rhin)

ACKERMANN Henri Albert est né le 5 août 1916 à Schillersdorf (Bas-Rhin), fils de Georges et de Marguerite née Peter. Cultivateur de métier, il était célibataire au moment de son incorporation de force dans l’armée allemande, le 20 mai 1943. Il est affecté dans un régiment de cuirrassiers au grade de caporal. D’après les déclarations de ses camarades, il aurait été grièvement blessé lors des combats de fin 1944 près de Frauenburg en Lettonie. Selon les témoins, il aurait été fait prisonnier, mais les recherches n’ont pas permis de constater sa présence dans un camp de prisonnier et le dernier signe de vie date du 23 novembre 1944. Un autre rapport, témoigne qu’il a été vu pour la dernière fois à Celmi, au Sud-est de Frauenburg/Lettonie. Décédé le 23 novembre 1944 en Lettonie. Il obtient la mention Mort pour la France en 1955. Henri Albert Ackermann avait 29 ans.

ACKERMANN Henri Albert 1916-1944
  • ACKERMANN Jean Albert 1915 Schillersdorf (Bas-Rhin)

ACKERMANN Jean Albert est né le 29 juillet 1915 à Schillersdorf (Bas-Rhin), fils de Jean et de Marie née Schweyer. Maçon, il épouse en 1935 à Schillersodrf, Marthe Emilie Bosinger. Incorporé de force dans l’armée allemande le 20 mai 1943, il est versé dans le Grenadier Ersatz Bataillon 588 en Pologne. Les dernières nouvelles reçues par la famille datent du 7 novembre 1944 depuis le sud de Varsovie. Il n’a plus jamais reparu à son domicile et sa présence dans un camp de prisonnier de guerre n’étant pas établie au 1er juillet 1946, la justice statue en 1960 sur son décès et le fixe au mois de janvier 1945 à Łowicz en Pologne. Il obtient la mention Mort pour la France en 1960. Sa sépulture n’a jamais été retrouvée. Il avait 29 ans.

ACKERMANN Jean Albert 1915-1945
  • ACKERMANN Jean 1919 Beinheim (Bas-Rhin)

ACKERMANN Jean est né le 3 septembre 1919 à Beinheim (Bas-Rhin), fils de Joseph, cultivateur et de Madeleine née Bitz. Incorporé de force dans l’armée allemande le 22 mai 1943, il est versé après le 15 février 1944, date de sa dernière permission à son domicile, dans la Feldgenesungskompanie numéro 9(compagnie de convalescence) en Pologne, à Jaroslau, après avoir sans doute été blessé. Les dernières nouvelles reçues par la famille datent du 20 juillet 1944 depuis Jaroslau. Il n’a plus jamais reparu à son domicile et sa présence dans un camp de prisonnier de guerre n’étant pas établie au 1er juillet 1946, la justice statue en 1952 sur son décès et le fixe au 20 juillet 1944 à Jaroslau en Pologne. Il obtient la mention Mort pour la France en 1953. Sa sépulture n’a jamais été retrouvée. Il avait 24 ans.

ACKERMANN Jean 1919-1944
  • ACKERMANN Lucien Emile 1926 Strasbourg (Bas-Rhin)

ACKERMANN Lucien 1926 Strasbourg (Bas-Rhin)

ACKERMANN Lucien Emile est né le 11 décembre 1926 à Strasbourg (Bas-Rhin), fils de Joseph et de Berthe née Supper. Incorporé de force dans l’armée allemande le 23 février 1944, il résidait à Strasbourg-Neudorf. Il est affecté à la 4e compagnie du 102e Bataillon de Grenadiers de Réserve à Kielce en Pologne. Dès le 11 avril il est hospitalisé pour maladie au Reserve-Lazarett. Il rejoint ensuite le front russe et entre en captivité. Il décède à Orcha en Biélorussie des suites de sa captivité le 11 septembre 1945. Il obtient la mention Mort pour la France en 1955. Il avait 18 ans.

ACKERMANN Lucien 1926-1945
  • ACKERMANN Martin 1925 Beinheim (Bas-Rhin)

ACKERMANN Martin est né le 23 septembre 1925 à Beinheim (Bas-Rhin), fils de Joseph et de Madeleine née Bitz. Il est le frère de Jean Ackermann cité plus haut et décédé à Jaroslau, lui aussi figurant parmi les disparus du Bas-Rhin. Incorporé de force dans l’armée allemande le 22 mai 1943 à Haguenau, il donne de ses nouvelles jusqu’au 30 juillet 1944 depuis le front russe. Son décès est fixé par jugement à la date de sa disparition le 30 juillet 1944. Ni son corps, ni sa tombe, n’ont pu être identifiés depuis la fin de la guerre. Il obtient la mention Mort pour la France en 1953. Il avait 18 ans.

ACKERMANN Martin 1925-1944
  • ADAM Adolphe 1924 Kirrberg (Bas-Rhin)

ADAM Adolphe est né le 7 mai 1924 à Kirrberg (Bas-Rhin), fils d’Henri, cultivateur et de Berthe née Girardin. Incorporé de force dans l’armée allemande, il est caporal-chef dans une compagnie de chars faisant partie de la 25e division de blindés stationnée au lieu dit « Warka-Brückenkopf ». En janvier 1945, les Russes lancent une offensive et encerclent la division allemande. C’est là que le soldat allemand Hans Schmid de Schafsbach-Untertal déclare avoir vu, pour la dernière fois, son camarade Adolphe Adam qu’il reconnait sur la photo publiée dans le recueil des disparus du Bas-Rhin sous le numéro 14. L’offensive russe, selon les archives, a débutée à Warka le 14 janvier 1945, date à laquelle il faut fixer la date du décès d’Adolphe et le lieu est situé à Warka en Pologne. Son nom figure dans les listes du livre-Mémorial du cimetière militaire allemand de Pulawy, situé à 80 kilomètres au sud-est de Warka. Il obtient la mention Mort pour la France en 1949. Son acte de décès indique « décédé en janvier 1945 sur le front russe » et doit être modifié en « décédé le 14 janvier 1945 à Warka (Pologne). Il avait 20 ans.

ADAM Adolphe 1924-1945
  • ADAM Aloyse 1911 Mommenheim (Bas-Rhin)

ADAM Aloyse est né le 2 juillet 1911 à Mommenheim (Bas-Rhin), fils de François Xavier, cultivateur et de Catherine née Auffinger. Plâtrier, il épouse Georgette Wolff et le couple a 3 enfants. Il réside à Wittersheim lorsqu’il est incorporé de force et rejoint le Panzer Grenadier Regiment 13. Ses dernières nouvelles datent du 8 juillet 1943. Si visiblement les informations sont très parcellaires sur le parcours d’Aloyse Adam, on retrouve sa trace dans le registre du cimetière allemand de Saldus (anciennement Frauenburg) en Lettonie. Un autre document indique comme lieu de décès Bernate (act.Bernati), Durbe, Grobina, Liebau Stadt(act.Liepaja) villes situées sur la côte sud-ouest de la Lettonie. Son dernier courrier est envoyé depuis Libau (act.Liepaja). La date de son décès est fixée au 5 novembre 1944 aux armées. Il obtient la mention Mort pour la France le 28 avril 1950. Il avait 33 ans.

ADAM Aloyse 1911-1944
  • ADAM Alphonse Eugène Diebolsheim (Bas-Rhin)

ADAM Alphonse Eugène est né le 9 mai 1921 à Diebolsheim (Bas-Rhin), fils de Auguste Eugène, cultivateur et Léonie née Knobloch. Pâtissier, il est célibataire, incorporé de force en janvier 1943, il fait ses classes en Autriche puis dirigé sur le front de Grèce. Il rentre en permission en juin 1944, puis est envoyé sur le front en Pologne. Son père déclare que les dernières nouvelles de son fils lui sont parvenues le 28 décembre 1944. Adolf Etienne de Bindernheim, témoigne en 1952 qu’il était dans le même régiment qu’Alphonse et que le 13 janvier 1945 les Russes, avant une attaque, ont bombardé violemment les lignes allemandes. Lors de ce bombardement, Alphonse est grièvement blessé et déposé à 100m des lignes dans une chapelle. Après s’être repliés, les troupes allemandes ont laissé les blessés dans la chapelle. Depuis ce jour, Alphonse n’a plus donné de nouvelles. Son décès est fixé par jugement au 13 janvier 1945 près de Varsovie en Pologne. Il obtient la mention Mort pour la France le 13 octobre 1951. On retrouve son nom dans le registre du cimetière militaire allemand de Pulawy en Pologne. Il avait 23 ans.

ADAM Alphonse Eugène
1921-1945
  • ADAM Antoine Joseph Célestin 1916 Mommenheim (Bas-Rhin)

ADAM Antoine Joseph Célestin est né le 21 novembre 1916 à Mommenheim, fils de Joseph A. cultivateur et de Marie Madeleine Odile Eugénie née Ott. Il épouse à Mommenheim, le 1er juin 1942, Marie-Thérèse Garnier. Incorporé de force dans l’armée allemande le 21 décembre 1943.
Sa dernière lettre date du 12 septembre 1944. Peu avant sa disparition, il a été versé dans une Kanonier-Kompanie du 21e Infanterie Regiment. Un témoignage déclare qu’il a été blessé grièvement le 21 septembre 1944 à Turna en Lettonie. Son décès a été fixé par jugement de 1952 au 30 septembre 1944 à Turna en Lettonie. Son nom a été porté sur les registres du cimetière allemand de Saldus (Frauenburg) en Lettonie. Il obtient la mention Mort pour la France le 11 septembre 1952. Il avait 27 ans.

ADAM Antoine Joseph Célestin
1916-1944
  • ADAM Geoffroy 1922 Oberhoffen (Bas-Rhin)

ADAM Geoffroy est né le 27 mars 1922 à Oberhoffen (Bas-Rhin), fils de Geoffroy A. journalier et d’Elisabeth Heinrich. Incorporé de force le 4 octobre 1944. Selon certains renseignements il aurait été affecté après son incorporation de force au Grenadier Ersatz und Ausbildungs Bataillon 260 de Prague à la 3e Ausbildungs Kompanie. Des témoignages prétendent qu’il a été fait prisonnier le 19 mars 1945 par les Russes près de Breslau. C’est sans doute pour cette raison que la mère de Geoffroy, veuve, refuse que la justice constate et déclare le décès de son fils. A ce jour, son décès n’a pas été juridiquement constaté, ce qui empêche l’octroi de la mention Mort pour la France à laquelle il a droit. Les enquêtes concernant les circonstances de son décès n’ont pas été diligentées et Adam Geoffroy fait partie des Alsaciens disparus lors du conflit sans laisser de traces. Il avait 23 ans.

ADAM Geoffroy (1922-1945)
  • ADAM Henri Alphonse 1920 La Wantzenau (Bas-Rhin)

ADAM Henri Alphonse est né le 22 juillet 1920 à La Wantzenau (Bas-Rhin), fils d’Alphonse A. employé et de Scolastique Meyer. Il épouse à La Wantzenau en 1941, Berthe Vierling, couturière de La Wantzenau. Il est incorporé de force dans la Wehrmacht au Grenadier Ersatz Bataillon 465 qui prend ses quartiers dans à Weissenfels-an-der-Saale à la Strassburg-Kaserne où il fait ses classes. Le 16 mars 1944, il est affecté dans le Grenadier Regiment 640 qui fait partie de l’Armeegruppe Narwa qui participe de février à septembre 1944 aux opérations du secteur nord de Narva-Jõesuu en Estonie, 200 kilomètres à l’ouest de Saint-Petersbourg. Dans le cimetière de Sologubowka, le registre des soldats allemands indique qu’Henri Adam né le 22 juillet 1920 est porté disparu depuis le 1er février 1944 dans le secteur de « Narwa Bogen und Brückenkopf / Narwa Fluss ». (Tête de pont dans le coude du fleuve Narwa) – C’est le tribunal de 1ère instance de Strasbourg qui fixe son décès au 16 mars 1944, date de son affectation dans le secteur de Narwa. Il obtient la mention Mort pour la France en 1950. Il avait 23 ans.

ADAM Henri Alphonse (1920-1944)
  • ADAM Marcel 1926 Strasbourg (Bas-Rhin)

ADAM Marcel est né le 13 septembre 1926 à Strasbourg (Bas-Rhin), fils de Charles A., sellier et de Marie née Figer. Tourneur sur fer et célibataire, il vit à Lingolsheim avant son incorporation de force dans la Wehrmacht. En janvier 1960, Charles, le père de Marcel, déclare que son fils travaillait avant-guerre à la Société Alsacienne de Constructions Mécaniques de Graffenstaden. En mars 1944, il a été incorporé par voie d’appel, dans l’armée allemande. Il a rejoint une formation de grenadiers à Freiwald près de Berlin. La dernière lettre de Marcel est datée du 20 novembre 1944 et a été postée d’un hôpital en Lettonie où il est soigné pour une blessure reçue la 11 août 1944. Soigné et guéri, il est renvoyé dans un Lazarett en Allemagne pounr une période de convalescence, sans pouvoir rentrer chez lui. Il rejoint plus tard une unité combattante et informe son père depuis le Danemark qu’il doit rejoindre à partir du 2 janvier 1945 son régiment basé à Schwerin-an-der-Warthe, actuelle Skwierzyna, ville du powiat de Międzyrzecz dans la voïvodie de Lubusz, dans l’ouest de la Pologne. Après celà, il ne donne plus signe de vie. Un jugement déclaratif fixe la date de son décès au 2 janvier 1945 au Danemark. Il obtient la mention Mort pour la France le 3 novembre 1949. Son nom a été porté sur les registres du cimetière de Riga-Beberbeki en Lettonie et indiquant qu’il a disparu le 11 août 1944 à Kubeni (Lettonie). Il avait 18 ans.

ADAM Marcel 1926-1945

ADAM Marius Jean Baptiste 1921 Schiltigheim (Bas-Rhin)

ADAM Marius Jean Baptiste est né le 1er mai 1921 à Schiltigheim (Bas-Rhin), fils d’Alphonse, employé aux chemins de fer et de Mathilde Caroline née Schmalz. Instituteur, il épouse Alice Suzanne née Erhard, elle aussi institutrice et le couple habite Colmar (Haut-Rhin). Le couple a une fille, Marie-France, née en 1942. Il est porté disparu au cours des combats de Kustrin (Prusse orientale) le 6 mars 1945. Un jugement déclaratif de décès établi à Colmar (Haut-Rhin) fixe le décès en ce lieu et date. Un avis de recherche établi par sa mère indique qu’il a été ncorporé de force dans la Wehrmacht en octobre 1943 , il intègre le Panzer Grenadier Ersatz Bataillon 50 à Kustrin/Oder et son officier est le Oberleutnant Hagen. Selon des témoins alsaciens rapatriés, il est blessé et fait prisonnier par des soldats russes le 6 mars 1945 à 11h à la bataille de Kustrin au faubourg Alt-Drewitz à la Alt-Drewitzer-Strasse. Le Lieutenant Hagen est fait prisonnier le 12 mars 1945 lors de la capitulation de Kustrin et la mère de Marius cite de nombreux combattants allemands qui étaient avec son fils en premières lignes et qui ont été dirigés vers les camps de Neudamm, Posen, Landsberg ou encore Zorndorf, laissant l’espoir d’une entrée en captivité de Marius. Le nom de Marius Adam est inscrit dans le registre des sépultures du cimetière militaire allemand de Stare Czarnowo (actuelle Pologne) avec comme date de disparition le 1er mars 1945 et indique qu’il a disparu dans le secteur de Küstrin, Reppen, West-Sternberg et Zorndorf. Il obtient la mention Mort pour la France en 1952. Il avait 22 ans.

ADAM Marius 1921-1945
  • ADAM Médard 1925 Saasenheim (Bas-Rhin)

ADAM Médard est né le 8 août 1925 à Saasenheim (Bas-Rhin), fils de Constantin A. journalier et de Marie Schmitt. Cultivateur, il est incorporé de force dans la Wehrmacht. C’est en Lituanie que son régiment le porte disparu lors de l’opération Bagration, offensive de l’Armée rouge menée du 22 juin au 19 août 1944 et considérée comme une des plus grande opération militaire de l’année 1944. Il est déclaré décédé par jugement déclaratif le 25 août 1944 à Witkowischken en Lithuanie (aujourd’hui Vilkaviškis en Lituanie). Son nom figure sur le monument aux morts de la commune de Saasenheim. On ne trouve aucune trace dans les registres des cimetières militaires allemands de Lituanie de Médard Adam. Il obtient la mention Mort pour la France. Il avait 19 ans.

ADAM Médard 1925-1944
  • ADAM Michel 1911 Olwisheim (Bas-Rhin)

ADAM Michel est né le 27 juin 1911 à Olwisheim (Bas-Rhin), fils de Georges A., cultivateur et de Caroline née Bastian. Les dernières nouvelles reçues par la famille datent du 2 novembre 1944 en provenance du secteur postal 41751D. En janvier 1945, un témoin déclare l’avoir vu dans un camp de prisonnier, mais le dernier lieu où il fut aperçu, le 14 janvier 1945, se trouve dans le secteur de Radom-Varsovie en Pologne. Le préfet du département du Bas-Rhin atteste en 1953 qu’il a été mobilisé sous la contrainte en février 1944 et que son attitude au point de vue national a été correcte durant l’occupation. Son décès est fixé par jugement au 31 janvier 1945 aux environs de Varsovie (Pologne). Il obtient la mention Mort pour la France en 1951. Il avait 34 ans.

ADAM Michel 1911-1945
  • ADAM Robert 1922 Bischheim (Bas-Rhin)

ADAM Robert est né le 21 février 1922 à Bischheim (Bas-Rhin), fils de Jean A. menuisier et d’Anne Marie Drischel. Coiffeur, il épouse à Scharrachbergheim en 1943, Marguerite Fritschmann, le couple a un enfant. Il est incorporé de force dans la Wehrmacht le 29 mars 1944 et donne de ses nouvelles pour la dernière fois le 11 novembre 1944 en provenance du secteur de Poznań en Pologne. Un témoin raconte après la guerre, en 1952, qu’il a vu Robert en février 1945 dans le secteur de Toruń, Pologne. Il est déclaré décédé par jugement déclaratif à la date du 11 novembre 1944. Son nom figure dans le livre de mémoire du cimetière de Poznań-Milostowo où de nombreux soldats allemands sont tombés lors de la bataille de Poznań en février 1945. Son nom est inscrit sur le monument aux morts de la commune de Bischheim. Il obtient la mention Mort pour la France en 1959. Il avait 22 ans.

ADAM Robert 1922-1944
  • ADAM Jules Roger 1920 Ferrette (Haut-Rhin)

ADAM Jules Roger est né le 9 mai 1920 à Ferrette Haut-Rhin), fils de Julien A. gendarme à pied et d’Emma Neumann de Diensheim. Il réside à Strasbourg, rue Schweighauser, lorsqu’il est incorporé de force dans la Wehrmacht le 19 février 1943. Il rejoint le Reserve Grenadier Bataillon 102 et sert dans la Stabskompanie 185. Hospitalisé le 7 janvier 1944 au Reserve Lazarett de Kielce pour des brûlures au pied droit, il est renvoyé au service le 2 mars 1944. Il est alors affecté à la 2e compagnie du Reserve Grenadier Bataillon 476 dans le secteur postal 28353 C – Puławy (Pologne). Il est renvoyé sur le front en juillet 1944, selon les déclarations de son père. Son unité le porte disparu le 26 août 1944 lors des combats de Góra Puławska (Pologne) arrondissement de Puławy. Un témoin raconte après la guerre, en 1952, qu’il a vu Robert (germanisé en Rudolph) dans un camp de prisonnier en Russie. Son père espère alors qu’il soit vivant et ne fera aucune procédure pour faire reconnaitre son décès, ainsi la mention Mort pour la France ne lui est pas accordée. A ce jour, Adam Roger, est administrativement toujours vivant. Le Suchdienst allemand et la Croix-Rouge n’ont pu identifier de tombe à son nom. Il avait 24 ans.

ADAM Jules Roger 1920-1944
  • ADE René Joseph 1926 Gambsheim (Bas-Rhin)

ADE René Joseph est né le 16 mars 1926 à Gambsheim (Bas-Rhin), fils d’ Albert A. ouvrier de fabrique et de Marguerite Veltz. Apprenti employé de bureau, il est , comme de nombreux jeunes alsaciens de la classe 1926, incorporé de force dans la SS. en février 1944. Affecté à la 22e divison SS Kornblume, 1er Panzer Jäger Regiment, son père témoigne qu’il avait été envoyé sur le front russe dans la région de Budapest et qu’il a reçu les dernières nouvelles de son fils le 5 décembre 1944 depuis Mattersburg (Autriche) à la frontière hongroise, en provenance du secteur postal 26446B (Budapest) en Autriche. Son décès est fixé par jugement en 1957 au 30 novembre 1944 à Budapest (Hongrie). En 1949, le gouvernement autrichien alerte les autorités militaires françaises que la tombe d’un certain René Ade a été retrouvée à Mönichwald en Styrie (à une centaine de kilomètres au sud de Mattersburg) et qu’un dénommé Alois Plantau de Klagenfurt a déclaré avoir vu tomber Rene Ade le 1er mai 1945 et qu’il a été enterré à Mönichwald (Autriche). Il atteste également reconnaitre le visage d’Ade René sur la photo des Alsaciens disparus du Bas-Rhin. Le corps retrouvé avec la mâchoire arrachée et sans cheveux n’a pas permis l’identification certaine du jeune homme. Les restes du corps étant supposé celui de René Joseph Ade sont transférés dans une fosse commune de la ville de Vienne. Il obtient la mention Mort pour la France en 1949. Il avait 19 ans.

ADE René 1926-1945

N.B. : Le n°26 n’a pas été attribué dans le fascicule et est manquant.

  • ADLER René Emile 1925 Sarreguemines (Moselle)

ADLER René Emile est né le 28 mai 1925 à Sarreguemines (Moselle), fils d’Oscar Adler, ouvrier aux chemins de fer et de Mathilde née Goor. Il est incorporé de force dans la Wehrmacht le 26 juillet 1943 et rejoint le 6e Grenadier Regiment 669 compagnie de commandement. Son père déclare qu’il a été incorporé à Zittau en Saxe, puis transféré à Łuków (Pologne) afin de rejoindre le front à Tarnów (Pologne). La dernière lettre reçue par la famille date du 28 juillet 1944. Il est porté disparu par son unité le 20 août 1944 à Wadowice (Pologne) à 35 kilomètres au nord-ouest de Tarnów. Un jugement du tribunal de Grande Instance de Sarreguemines établi son décès au 20 août 1944 à Wadowice (URSS) et la mention Mort pour la France inscrite en marge du jugement en 1960. Son nom est inscrit dans le registre du cimetière de Czarnowo au nord de Varsovie et à plus de 300 kilomètres du lieu de son décès supposé. Il avait 19 ans.

ADLER René Emile 1925-1944
  • ADLER Robert Charles 1925 Strasbourg (Bas-Rhin)

ADLER Robert Charles est né le 8 novembre 1925 à Strasbourg (Bas-Rhin), fils de Robert A. et d’Agnès Augusta née Schlegel. La famille Adler habitait rue des Carmes dans le quartier du Neudorf et le père, Robert, tenait un magasin de T.S.F « Radio Adler » dans la rue de la 1ère armée. Le 21 mai 1943, Robert Charles, alors âgé de 18 ans, est incorporé de force dans l’armée allemande et sera caporal dans un Ersatz-Bataillon à Wuppertal-Lichtscheid. Il écrit un dernier courrier à ses parents, dont il est le fils unique, le 12 février 1945 précisant qu’il est à Stettin (act. Szczecin en Pologne ) en route pour le front russe. Le 3 septembre 1945, Robert, le pre, demande des nouvelles de son fils et déclare avoir été déporté politique avec son épouse dans un camp de concentration en Allemagne. Comme souvent, dans les cas de disparitions, les familles s’accrochent à des espoirs vains. La famille Adler n’y échappe pas. Un témoignage de 1948 atteste que des prisonniers allemands, libérés par les Russes ont déclaré avoir vu dans un camp russe, des prisonniers du nom de Adler, dont l’âge et l’aspect correspondent « à peu-près » à Robert Charles. Après de le décès de son époux, la mère, Agnès Augusta, s’accroche à cet espoir et refuse que l’acte de décès de son fils soit dressé par les autorités. Malheureusement, comme pour de nombreuses familles alsaciennes, l’attente sera vaine et la mère meurt sans revoir son fils. En 1949, un document familial indique qu’il se trouvait blessé début 1945 à l’hôpital militaire d’Appolda (act. Thuringe), information tirée d’un fichier allemand. Il est donc fort probable qu’il ait été soigné à Appolda, puis renvoyé sur le front russe en passant par Stettin et disparaitre. Son nom est mentionné dans les registres du cimetière militaire de Stare Czarnowo, au sud-est de Szczecin. Il obtient la mention Mort pour la France le 17 avril 1950. Il avait 20 ans.

ADLER Robert Charles 1925-1945
  • ADOLFF Albert 1921 Eschbourg (Bas-Rhin)

ADOLFF Albert Pierre Adolphe est né le 31 mai 1921 à Eschbourg (Bas-Rhin), fils de Pierre A. journalier et de Caroline née Decker. Il est incorporé de force dans les Gebirgsjäger, chasseurs alpins et ses dernières nouvelles datent du 16 octobre 1944 depuis la Hongrie. Un témoin raconte se souvenir de l’arrivée des renforts dans son régiment et particulièrement l’arrivée des chasseurs alpins, Adolff lui était alors apparu comme taciturne et aurait, selon son témoignage, déserté une nuit de novembre 1944. Des recherches, en 1947, confirment que Albert Adolff a bien été prisonnier des Russes et interné au camp de Silla en Roumanie et transféré fin novembre au camp de Brasov, toujours en Roumanie. Selon les déclarations d’un camarade revenu de captivité, il est envoyé dans un camp de travail à Karaganda au Kazahstan où il aurait été aperçu en août 1945 pour la dernière fois. Il ne sera ni rapatrié et ne reparait plus à son domicile, si bien que son père demande l’établissement de son acte de décès en 1960 indiquant qu’il est décédé en Russie en août 1945. La mention « Mort pour la France » lui est attribuée en 1953 et inscrite en marge de son acte de décès en 1960. La tombe familiale à Eschbourg mentionne « En mémoire à Albert Adolff né le 31 mai 1921 – Disparu en Russie ». Il avait 24 ans.

ADOLFF Albert Pierre Adolphe 1921-1945
  • ADOLPH Charles Auguste 1922 Scharrachbergheim (Bas-Rhin)

ADOLPH Charles Auguste est né le 19 novembre 1922 à Scharrachbergheim (Bas-Rhin), fils de Charles A., cultivateur et de Louise née Pfeiffer. Incorporé de force dans l’armée allemande le 3 mai 1944 mais on ne connait rien sur son parcours militaire. L’enquête menée par la préfecture atteste qu’Adolph Charles Auguste a été mobilisé sous la contrainte et que son attitude au point de vue national a été correcte durant l’occupation allemande. Son père rempli une demande de « Non-Rentré » en 1946 et atteste que son fils a été vu, selon des témoins oraux, à Tambow en mars 1945 et à Kirchinov (sic.) en mai 1945. Un acte de décès est transcrit en 1948 indiquant le décès postérieurement au mois de mai 1945 à Kirsanow (Russie) et la mention « Mort pour la France » lui est attribuée en 1963. C’est un décision de la Procureure de la République de Saverne de 2002 qui rectifie la date du décès au 1er juin 1945 à Kirsanow (Russie). Cette date a été retrouvée dans les archives russes et sur une liste de Français morts à l’hôpital spécial pour les prisonniers et enterrés au cimetière de la ville de Kirsanov. Il avait 23 ans.

ADOLPH Charles Auguste 1922-1945
  • ADOLPH Pierre Charles 1920 Strasbourg (Bas-Rhin)

ADOLPH Pierre Charles est né le 28 février 1920 à Strasbourg (Bas-Rhin), fils de Charles A., et de Marie Louise née Gaechter. Avant la guerre, domicilié dans le quartier Montagne-Verte, il est incorporé de force le 13 janvier 1943. Il donne des ses nouvelles pour la dernière fois en juillet 1943 et est porté disparu par son unité au cours de combats de Bjelgorod (act. Belgorod) en Russie. Depuis, il n’a plus donné de nouvelles et n’a pas reparu à son domicile et n’a pas été signalé comme prisonnier de guerre. Après 5 ans de délai légal, son décès est déclaré par un jugement de 1949 du tribunal de Strasbourg à la date du 4 août 1943 à Bjelgorod (URSS). Le service des sépultures allemandes indique que son nom est porté dans le registre du cimetière de Charkhiw en Ukraine où reposent 47993 soldats allemands. Il obtient la mention Mort pour la France le 6 décembre 1949. Il avait 23 ans.

ADOLPH Pierre Charles 1920-1943
  • AFFENBERGER Marcel Charles 1916 Strasbourg (Bas-Rhin)

AFFENBERGER Marcel Charles est né le 1er avril 1916 à Strasbourg-Neudorf (Bas-Rhin), fils de Joseph A. et de Caroline Madeleine née Grosch. Employé à la caisse des malades (caisse d’assurance maladie), il épouse en 1941 à Strasbourg, Flore Erna Koch née en 1918 à Strasbourg (Bas-Rhin). Il est incorporé de force le 18 avril 1943 au 6e Panzer Grenadier Regiment 3 et hospitalisé le 13 octobre 1943 au Reservelazarett d’Olmutz pour des rhumatisme. Il est renvoyé sur le front au sein du Grenadier Ersatz Bataillon n°3 dès le 4 décembre 1943. Ses dernières nouvelles datent du 2 novembre 1944 de Königsbruck près de Dresden. Il est déclaré décédé par jugement rendu au tribunal de Strasbourg à la date du 2 novembre 1944 à Königsbruck près de Dresden. Il obtient la mention Mort pour la France le 13 février 1955. Les archives allemandes et/ou le service des sépultures allemands ne détient aucun document sur la tombe de cet incorporé de force disparu. Il avait 28 ans.

AFFENBERGER Marcel Charles 1916-1944
  • ALBENESIUS Ignace Jean-Baptiste 1923 Schaffhouse-près-Seltz (Bas-Rhin)

ALBENESIUS Ignace, Jean-Baptiste est né le 3 novembre 1923 à Schaffhouse-près-Seltz (Bas-Rhin), fils de Florian A. et de Marie-Rose née Uhrig. Il est incorporé de force dans l’armée allemande le 8 juin 1943 et intègre la 4e compagnie du Grenadier Regiment n°387. Sa dernière lettre date du 8 octobre 1944 dans laquelle il déclare se trouver en Pologne. Le secteur postal indiqué est alors le 23414E (secteur du régiment) et il aurait disparu le 10 octobre 1944 lors d’une attaque russe selon un témoignage non confirmé. Le Kriegsgräberfürsorge ne détient aucune information le concernant. Son acte de disparition est dressé en 1947 et le tribunal de Stasbourg déclare son décès par jugement en 1953 à la date du 8 octobre 1944 en Pologne. Il obtient la mention Mort pour la France en 1953. Il avait 20 ans.

ALBENESIUS Ignace, Jean-Baptiste 1923-1944
  • ALBERT Hellmuth Jean 1920 Strasbourg (Bas-Rhin)

ALBERT Hellmuth Jean est né le 10 septembre 1920 à Strasbourg (Bas-Rhin), fils de Michel A. et de Barbe née Grebil. Commerçant, il est incorporé de force dans la Wehrmacht le 15 janvier 1943 et obtient le grade de caporal. Il est incorporé à la compagnie d’état-major du 353e régiment de grenadiers. Il est envoyé sur le front en Lettonie et son régiment le porte disparu le 17 septembre 1944. Un camarade de régiment, Marcel Moritz, déclare qu’il a été blessé lors d’une attaque russe près de Bauska. Des prisonniers de guerre allemands, rapatriés après 1945, attestent avoir vu Hellmuth Albert en captivité dans la région de La Courlande en Lettonie, à Tukum, fin 1944. N’ayant plus donné de ses nouvelles et n’étant plus réapparu à son domicile, la famille demande en 1953 un jugement déclaratif de décès qui est prononcé par le tribunal de Strabourg. Son décès est fixé au 17 septembre 1944 à Trapeskrops (Lettonie). La tombe de Hellmuth Albert n’est pas relevée par le Kriegsgräberfürsorge allemand. Il obtient la mention Mort pour la France en 1954. Il avait 24 ans.

ALBERT Hellmuth Jean 1920-1944
  • ALBRECHT Alfred 1915 Bischwiller (Bas-Rhin)

ALBRECHT Alfred est né le 23 janvier 1915 à Bischwiller (Bas-Rhin), fils de Joseph A. et de Anastasia née Nentschenko. La famille Albrecht vivait rue des Casernes (ancienne poudrière) à Bischwiller. Ouvrier, incorporé de force, Alfred est décédé sous l’uniforme allemand le 22 septembre 1943 à Berezna (Russie – act. Ukraine) selon l’acte de décès par jugement du 29 décembre 1948 délivré par le Tribunal de Première Instance de Strasbourg. La date de son décès correspond à la date de sa disparition déclarée par sa compagnie dans les environs de Berezna. La mention Mort pour la France lui est accordée en 1949. C’est sa soeur, Olga épouse Christmann qui fera en sorte, après la guerre, que la mort de son frère soit reconnue et que les mentions lui soient accordées. Il avait 27 ans.

ALBRECHT Alfred 1915-1943
  • ALBRECHT Alfred 1917 Bischwiller (Bas-Rhin)

ALBRECHT Alfred François est né le 15 septembre 1917 à Bischwiller (Bas-Rhin), fils d’Auguste A., journalier et d’Anna Kräminger. Il épouse en 1941, Marguerite Heinrich de Gries. Un camarade de régiment, Hierholzer Fritz de Mambach près de Lörrach témoigne qu’il a vu Alfred pour la dernière fois le 27 juin 1944 au sud d’Orscha (Orcha en Biélorussie) en Russie. Un autre, Eichin Fritz de Gresgen près de Lörrach indique qu’il servait dans la 2e compagnie du 653e régiment de pionniers (Génie) et qu’Alfred a disparu sur la tête de pont de Mogilev (Moguilev en Biélorussie) sur le Dniepr mais sans préciser la date de la disparition. Un jugement fixe son décès au 6 juillet 1944 près de Minsk en Russie (capitale de la Biélorussie). Il obtient la mention Mort pour la France en 1953 qui est transcrite sur son acte de décès. Le service des sépultures allemand ne mentionne son nom dans aucune nécropole allemande du front de l’Est. Il avait 26 ans.

ALBRECHT Alfred François 1917-1944
  • ALBRECHT Alfred Joseph 1921 Molsheim (Bas-Rhin)

ALBRECHT Alfred, Joseph est né le 30 mai 1921 à Molsheim (Bas-Rhin), fils d’Alphonse Albrecht, ouvrier de fabrique et de Jeanne Stéphanie Herrmann. Requis pour le Reichsarbeitsdienst (RAD, service du travail obligatoire) à Hanovre, il est incorporé de force dans l’armée allemande le 21 mai 1943. Il rejoint la Panzer Division comme grenadier et rentre en octobre 1943 pour la première fois en permission à Gresswiller, où il réside avec ses parents. Le père déclare avoir reçu une dernière lettre de son fils en janvier 1944 en provenance de Kerowgrad en Russie, depuis le secteur postal de Tcherkassy (act. Ukraine). C’est la que se déroule la bataille de Korsoun entre le 24 janvier et le 17 février 1944, bataille surnommée par les Allemands comme le « chaudron de Tcherkassy ». Un des camarades de régiment d’Alfred déclarera plus tard que ce dernier avait été blessé légèrement à la jambe lors de cette bataille. Alfred ne donnera plus signe de vie après cela. C’est le tribunal de Saverne qui fixe son décès par jugement au 24 janvier 1944 dans la région de Tcherkassy. La mention Mort pour la France est inscrite en marge de son acte de décès le 31 mai 1960. Le Kriegsgräberfürssorge allemand ne mentionne son nom dans aucune nécropole allemande du front de l’Est. Il avait 22 ans.

ALBRECHT Alfred Joseph 1921-1944

Sources : A.D.E.I.F 1948 © – DAVCC © – Volksbund ©

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